
Xabi Alonso quitte Madrid : l’information est tombée le lundi 12 janvier 2026, au lendemain de la défaite 3-2 contre le FC Barcelone en finale de Supercoupe d’Espagne. Le club a officialisé une séparation « d’un commun accord », rappelant le statut de légende du technicien basque et affirmant que Madrid « sera toujours sa maison ».
Ce départ met fin à une aventure qui n’aura duré qu’un peu plus de sept mois, puisqu’Alonso avait signé au printemps 2025 pour un projet présenté comme durable. Mais les résultats ont fini par peser : une série de performances jugées insuffisantes, des défaites marquantes en compétitions nationales et européennes, et un climat interne décrit comme tendu ont accéléré l’issue. Reuters évoque notamment des frictions avec des cadres du vestiaire, dont Federico Valverde et Vinícius Jr, sur fond de désaccords et de perte de confiance.
Sur le plan sportif, le timing est brutal. Après avoir occupé la tête de la Liga plus tôt dans la saison, le Real se retrouve désormais deuxième, à quatre points du Barça. Dans ce contexte, Xabi Alonso quitte Madrid avec l’image d’un entraîneur arrivé auréolé de son succès en Allemagne, mais rattrapé par l’exigence immédiate du Bernabéu.
La question du remplacement a été réglée immédiatement : Álvaro Arbeloa a été nommé pour prendre en main l’équipe première. Ancien joueur du club et entraîneur de Castilla, Arbeloa doit assurer la transition dès le prochain match, annoncé pour mercredi en Coupe du Roi contre Albacete. Son profil « maison » rassure une partie des supporters : il connaît Valdebebas, les jeunes, et la culture du club, tout en héritant d’un vestiaire sous tension et d’un calendrier sans répit.
La séquence la plus commentée, après l’annonce officielle, a été celle des réactions des joueurs. D’après 20minutos, le premier à briser le silence a été Kylian Mbappé, environ une heure et demie après le communiqué, avec un message public saluant l’apprentissage et la confiance reçue. Dans la foulée, Arda Güler a publié un hommage appuyé, insistant sur les échanges, les détails et l’exigence qui l’auraient fait progresser. D’autres messages ont suivi dans un ton affectueux, notamment Rodrygo et le jeune Gonzalo, remerciant Alonso pour la confiance et l’opportunité.
Mais le même article souligne aussi un contraste fort : plusieurs joueurs n’ont publié aucun message public de départ notamment Vinícius Jr et Jude Bellingham parmi ceux restés silencieux, ainsi que Éder Militão, Franco Mastantuono, Brahim Díaz (précisant qu’il dispute la CAN), Ferland Mendy et Trent Alexander-Arnold. Ce silence, dans un club où les hommages sur les réseaux sont devenus un rituel, a alimenté les interprétations et relancé le débat sur l’état du vestiaire.
Pourquoi ces joueurs n’ont-ils pas réagi ? Il n’existe pas d’explication officielle unique. Le silence peut être lié à un choix personnel, à une communication gérée en interne, ou à une volonté d’éviter d’ajouter de l’huile sur le feu au moment d’un changement d’entraîneur. Pour Brahim Díaz, 20minutos mentionne explicitement sa présence à la CAN, ce qui peut expliquer une moindre activité médiatique. Pour d’autres, des tensions avec certains cadres rendent ce silence plus parlant aux yeux du public, même si cela ne prouve pas à lui seul une rupture personnelle.
Au final, Xabi Alonso quitte Madrid sur une image paradoxale : des messages forts de plusieurs joueurs, mais aussi un bloc de silence qui symbolise un vestiaire « partagé » et une saison encore sous pression. Désormais, tout se joue sur la capacité d’Arbeloa à recoller les morceaux, relancer les leaders et sécuriser les résultats dès les prochains rendez-vous. Et au Real, ces prochains matchs diront très vite si ce changement était une simple secousse… ou le début d’une vraie reconstruction. Xabi Alonso quitte Madrid