
PSG éliminé : c’est le gros séisme du football de ce début d’année 2026. Le Paris Saint-Germain, tenant du titre, a été sorti de la Coupe de France par son voisin Paris FC (0-1) au Parc des Princes, lors des 32es de finale. Dans un derby où le PSG a longtemps dominé territorialement, un détail a suffi à renverser la logique : Jonathan Ikoné, entré en cours de match, a marqué à la 74e minute pour offrir une victoire historique au PFC.
Le symbole est puissant : Ikoné est un ancien du PSG, et il a choisi de ne pas célébrer face à son club formateur, ce qui a encore renforcé le caractère “coup de poignard” de ce but unique. Dans les tribunes comme sur les réseaux, l’expression la plus partagée est simple et brutale : PSG éliminé alors que Paris venait tout juste de célébrer un nouveau trophée. Quatre jours plus tôt, les Parisiens avaient remporté la Supercoupe de France au terme d’un match accroché contre Marseille, conclu aux tirs au but.
Ce contraste entre un titre et une élimination immédiate nourrit l’idée d’un PSG capable du meilleur comme du pire en quelques jours. Sur le match, les faits sont têtus : Paris a eu des occasions, a poussé, a enfermé Paris FC par séquences… mais n’a pas transformé sa domination en buts. ESPN note notamment une énorme opportunité en fin de rencontre pour Warren Zaïre-Emery, dont la frappe a trouvé la barre à la 87e minute, au moment où le PSG cherchait l’égalisation à tout prix.
Après la rencontre, le sentiment côté PSG oscille entre frustration et colère froide. Reuters rapporte les mots du milieu Senny Mayulu, qui a parlé d’une “gifle” pour décrire ce que représente cette sortie prématurée. Une gifle sportive, mais aussi une alerte : en Coupe de France, la marge est zéro, même pour un favori qui domine. L’entraîneur Luis Enrique a reconnu l’amertume d’une élimination qu’il jugeait “injuste” au regard du contenu, tout en acceptant la réalité du résultat.
Côté Paris FC, l’exploit prend une dimension particulière parce qu’il s’inscrit dans une saison de lutte. Le club, revenu dans l’élite après 46 ans d’absence, est 15e en Ligue 1 et cherche surtout à sécuriser son maintien. Battre le PSG dans ce contexte, au Parc, en match couperet, c’est plus qu’une qualification : c’est un boost moral immense, une preuve de caractère, et une vitrine pour un effectif qui veut exister au plus haut niveau. Les médias français ont parlé d’exploit et de match “historique” pour le PFC, soulignant la portée de ce succès dans un derby parisien rarement remporté par “l’autre” club de la capitale.
Pour le PSG, l’histoire du match rappelle une vérité classique du football français : la Coupe ne pardonne pas le manque de réalisme. PSG éliminé malgré la possession et les vagues offensives, c’est exactement le scénario qui fait basculer une saison dans la nervosité, surtout quand l’objectif est de tout gagner. D’autant que, selon Reuters, Paris doit maintenant “rebasculer” sur la Ligue 1, où le club est deuxième à un point de Lens au moment de l’élimination. La pression devient immédiate : il faut répondre vite, et répondre fort, parce que les semaines à venir ne laissent aucune place au flottement.
Ce qui rend ce PSG éliminé encore plus marquant, c’est l’image : celle d’un géant stoppé par un voisin courageux, et d’un buteur au passé parisien qui fait basculer la soirée d’un geste. Dans un derby, l’orgueil compte autant que la tactique. Paris FC a été solide, patient, opportuniste, et a frappé au bon moment. Le PSG, lui, a payé le prix d’une soirée où l’efficacité a manqué au moment crucial. Dans les jours qui viennent, l’exploit du PFC restera comme un repère, et l’élimination du PSG comme un rappel : en Coupe de France, personne n’est intouchable.